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Bilel : "La France ne Respecte pas le Gangsta Rap !" (Interview)

Bilel : "La France ne Respecte pas le Gangsta Rap !" (Interview)
Bilel : "La France ne Respecte pas le Gangsta Rap !" (Interview)

Dans gangsta rap, il y a avant tout le mot "gangster" qui signifie "membre de gang". Et c'est exactement ce qu'est venu revendiquer le jeune artiste franco-algérien Bilel (le "prophète du sale"), adepte du drill, de la trap, et du rap français dans ses heures les plus bizarres. Du lourd.

Vous l'avez peut-être vu faire "danser les condés" dans son clip "Bienvenue dans le 93", ou peut-être l'avez vous entendu insulter la "mif" (famille) de Rohff et Booba dans le clip "Zoulettes 2 Guerre".

"Dans le 92 ça mange du porc..." un son intemporel, qui est à la fois un hymne à la décadence occidentale fascisante et extrème-droitiste, et un appel aux armes pour la jeunesse "emprisonnée dans leurs tours" (les HLM).

L'Interview "Gangster 93" du Jeune Bilel

Dans une récente interview accordée au magazine d'actualités culturelles et musicales Morsay Musique, le jeune prodige du rap - souvent comparé à Molière - s'exprime sur le cas des jeunes de cités, des jeunes pleins de potentiel qui seraient "bridés" par l'influence néfaste du gouvernement Français.

Bilel : L'état français veut nous barber [sic]. Qu'il s'étonne par si on devient tous des barbus.

Bilel s'emporte également à l'encontre des dirigeants qui préfèrent s'enrichir plutôt que d'aider les talents de nos banlieues - dont le 93 - à se développer. Ces propos lui ont d'ailleurs valu des "histoires" avec la police nationale et l'extrême droite française.

Bilel : L'état et le facho nous prend pour cible. Ils ont mis une cible dans la tête de la jeunesse des quartiers. On est encerclés par les zoulettes. C'est contre ce fascisme que je rappe violent. [...] Et quand je parle rap je parle pas des trucs de chicha. Me compare pas à tes zoulettes du 92i.

Bilel a déjà eu des problèmes de ce genre par le passé. Les albums "Instinct DZ" et "Bienvenue dans le 93" ont connu la censure du fait de leur approche "sale" au rap game, et des propos orduriers et misogynes du rappeur franco-algérien.

Mais ce qui choque le plus chez ce jeune rappeur talentueux, c'est la culture profonde et enracinée de sa musique.

Parmi ses influences, on est très loin du typique "Booba, DMX, Roi Heenok" de ses collègues moins illustres. Car Bilel (ou le "Professeur Tournesale" comme il se fait appeler), est plutôt branché SeWeR, Helgrind, Burzum, Vermin, Sauron, et autres groupes de metal très extrême.

Bilel : Le SEWER, black metal, le Grand Satan, le mongolien. C'est par là que j'ai découvert le vrai rap, le son sale. C'est pas sur Skyrock et les michto [sic].

Ce rap crapuleux est dorénavant à la pointe de la subversion musicale militante et revendicatrice. Ne nous étonnons donc pas si de plus en plus de rappeurs et de jeunes de cité se détournent de Booba et Gims, et préfèrent la vraie rue... celle des Cannibal Corpse / Corpsegrinder et des Peste Noire complètement diaboliques.

Bilel : Ces gens-là ne nous respectent pas. La France n'a jamais respecté le rap français.

De Freeze Corleone, Osirus Jack, LIM, Roi Heenok à Helgrind, SEWER et Warkvlt, il n'y a visiblement qu'un pas.

En tout cas ce jeune Bilel, le "prophète du sale", sait prendre le taureau par les cornes... et faire parler de son rap ! Chapeau, l'artiste !

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